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janvier 24  2017

Viabilité des universités : Données sur les signaux

Harvey Weingarten, Martin Hicks, Linda Jonker et Greg Moran, Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur

​​Rapport

Un nouveau rapport se penche sur les défis de viabilité posés aux universités de l'Ontario

Les prévisions basées sur les données démographiques de l'Ontario révèlent que la province connaîtra une forte réduction du nombre de résidents âgés de 18 à 20 ans au cours des deux prochaines décennies. Ce changement démographique constitue un défi de taille pour les universités ontariennes qui comptent depuis longtemps sur la hausse des inscriptions comme importante source de revenus.

D'après un nouveau rapport du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur (COQES), il est temps de s'attarder à la viabilité financière des universités provinciales, alors que le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle (MESFP) examine les principaux instruments de politique, notamment les formules de financement, les ententes de mandat stratégiques et le cadre stratégique des droits de scolarité.

Description du projet

Viabilité des universités : Données sur les signaux fait suite au rapport du COQES publié en juillet 2016, qui a défini un cadre conceptuel pour examiner la viabilité des établissements postsecondaires publics de l'Ontario. Les auteurs du nouveau rapport donnent un aperçu des perspectives de viabilité des 20 universités publiques de l'Ontario et présentent une série d'indicateurs ou signaux primaires pour engager la discussion avec les universités et le gouvernement au sujet des pressions que subissent les établissements d'enseignement, les stratégies qu'ils utilisent pour y répondre et les outils que le gouvernement doit leur fournir pour y parvenir.

Les sources de données comprennent le MESFP, Données universitaires communes de l'Ontario, le Council of Ontario Finance Officers, le Conseil des universités de l'Ontario et Statistique Canada. La période à l'étude varie de 2005 à 2041 selon l'indicateur.

Les indicateurs de viabilité comprennent les tendances d'inscription des établissements au cours des cinq dernières années, les perspectives démographiques régionales pour les personnes de 18 à 20 ans, la demande étudiante de chaque établissement en fonction des moyennes à l'admission, le rapport entre les candidats et les étudiants inscrits de chaque établissement, un résumé de la viabilité financière basé sur un ensemble commun d'indicateurs constitué par les universités et le MESFP, et le pourcentage de membres du personnel enseignant de plus de 65 ans.

Constatations

Les perspectives démographiques pour les 18 à 20 ans signalent qu'il faudra attendre en 2033 pour que les taux d'inscription se rétablissent aux niveaux de 2015. Le rapport avance que la région du Grand Toronto connaîtra une faible et brève contraction de la population d'âge universitaire avant que reprenne l'expansion, tandis qu'à l'autre extrême, le bassin étudiant dans le nord de l'Ontario ne se rétablira pas au cours de la période examinée.

Parmi les indicateurs de la demande étudiante, les moyennes à l'admission ont une incidence sur la viabilité puisque les universités qui attirent les étudiants aux moyennes élevées, telles Guelph, McMaster, Queen's, Toronto, Western et Waterloo, peuvent puiser dans un bassin élargi d'étudiants qualifiés.

Alors que le secteur d'enseignement postsecondaire de l'Ontario n'a toujours pas défini de repère ou de seuil pour signaler le rendement financier insuffisant d'un établissement, le rapport utilise des ratios financiers clés qui peuvent prédire des difficultés pour les établissements individuels ou le système en général et qui comparent le ratio de chacun à la moyenne du système.

Le pourcentage de membres du personnel enseignant de plus de 65 ans est un indicateur pertinent pour la viabilité, car il est plus coûteux d'engager ceux ayant plus d'ancienneté. Ce paramètre est aussi pertinent pour le renouvellement possible du personnel enseignant. Parmi les établissements qui font rapport sur cet indicateur, York et Windsor présentaient les taux les plus élevés en 2014, soit 15,8 % et 13 % respectivement, alors que l'Institut universitaire de technologie de l'Ontario et Waterloo affichaient les taux les plus faibles : 4 % et 5 % respectivement. Durant les 10 années qui ont suivi l'abolition de la retraite obligatoire en Ontario, le pourcentage de professeurs de plus de 65 ans dans les universités provinciales est passé de moins de 2 % à plus de 10 %.

Les auteurs ne veulent pas laisser entendre que les universités ontariennes ne sont pas actuellement viables. D'après eux, s'il existe un sentiment d'urgence de mieux comprendre la viabilité dans son ensemble, il n'y a aucune raison de paniquer au sujet de la situation actuelle. Le rapport sera suivi d'analyses ultérieures, dont un document de discussion sur les mesures à prendre pour relever les défis de viabilité cernés.

Le fait d'anticiper et d'apaiser les préoccupations relatives à la viabilité de chaque établissement jette des bases solides et stables qui permettent aux étudiants d'obtenir leur diplôme en possédant les connaissances, habiletés, capacités et compétences qui favorisent leur réussite personnelle et professionnelle et qui procurent au public un rendement économique et social adéquat des investissements.

Les auteurs du rapport Viabilité des universités : Données sur les signaux sont Harvey Weingarten, Martin Hicks, Linda Jonker et Greg Moran, Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur.

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