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avril 18  2017

Viabilité des collèges : Données sur les signaux

Harvey Weingarten, Amy Kaufman, Linda Jonker et Martin Hicks du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur.

​​Rapport

​Les changements démographiques nuiront aux inscriptions dans le secteur collégial de l’Ontario

Au cours des deux prochaines décennies, les changements démographiques poseront des défis aux inscriptions dans le secteur public d’enseignement postsecondaire de l’Ontario, et les collèges sont particulièrement à risque, a fait savoir un nouveau rapport du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES).

Dans son rapport Viabilité des collèges : Données sur les signaux, le COQES signale que la majorité des étudiants de première année dans les collèges de l’Ontario réside dans la région où est situé le campus de leur collège. En outre, près de la moitié habite la municipalité où se trouve l’établissement fréquenté, ce qui rend les collèges particulièrement vulnérables à la décroissance démographique en région. Tout comme les universités ontariennes, les 24 collèges publics de la province comptent depuis longtemps sur la hausse des inscriptions comme importante source de revenus. Selon le rapport, les collèges dans les régions géographiques qui connaissent la plus forte baisse de la population des 18 à 25 ans devront faire concurrence aux universités pour un bassin décroissant de candidats potentiels.

Description du projet

L’étude sur les collèges fait suite au cadre du COQES, qui a été appliqué dans l’examen de la viabilité du système d’éducation postsecondaire, et à son rapport sur les perspectives de viabilité des 20 universités publiques de l’Ontario. Cette étude s’attarde à trois ensembles de signaux/indicateurs qui révèlent les domaines de vulnérabilité ou de force potentiels de chaque établissement. « Nous croyons qu’il faut poursuivre l’examen de ces indicateurs et confirmer l’engagement du gouvernement et du secteur collégial afin de dégager une vue d’ensemble des enjeux de viabilité auxquels fait face le système », ont précisé les auteurs du rapport.

Les indicateurs comprennent les tendances d’inscription des 10 dernières années, les perspectives démographiques régionales chez les jeunes de 18 à 25 ans pendant les 25 prochaines années et leur impact sur la demande étudiante, ainsi que la solidité financière. Les paramètres associés proviennent d’un ensemble d’indicateurs communs établis par le secteur collégial et le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle (MESFP).

Constatations

Les Ontariens comptent pour 81 % des étudiants à temps plein du secteur collégial, dont la grande majorité réside dans la région où est situé le campus de leur collège. Le système collégial, un important vecteur des études postsecondaires, facilite particulièrement l’accès à l’éducation et à la formation postsecondaires pour les étudiants qui, par le passé, étaient sous-représentés dans l’enseignement supérieur, y compris les étudiants autochtones (surtout dans les collectivités éloignées), les étudiants de première génération et les nouveaux arrivants au Canada.

Les données d’inscription montrent un écart notable dans les pourcentages de variation de 2012 à 2015. Au sommet se trouve le Collège Cambrian avec un taux de 24 % (il est aussi au premier rang du secteur pour le pourcentage d’étudiants étrangers inscrits), tandis que le Collège Boréal se situe au bas de l’échelle avec un taux de -6 %. Le rapport précise que les tendances démographiques régionales ont une forte incidence sur les taux d’inscription et les collèges ontariens n’ont pas tous les mêmes possibilités d’augmenter le nombre d’inscriptions. Comme indiqué dans l’analyse des universités effectuée par le COQES, la région du Grand Toronto connaîtra une faible et brève contraction de la population d’âge postsecondaire avant de prendre une expansion modeste, tandis que le bassin étudiant dans le nord de l’Ontario rétrécira fortement et ne se rétablira pas.

En 2009, le MESFP a collaboré avec le Groupe de travail sur la gestion financière des collèges pour élaborer une série de sept paramètres servant à évaluer la solidité financière des collèges. Ces paramètres comprennent les liquidités à court et à long terme, l’endettement et les excédents ou déficits annuels, ainsi que des repères consensuels dégagés de l’analyse des tendances historiques. Dans l’ensemble, le rendement du système collégial excède ces repères, alors qu’il amorce prochainement une période de croissance restreinte. 

Les auteurs reconnaissent qu’il est beaucoup plus facile d’examiner la solidité financière dans l’analyse de la viabilité que de mesurer les indicateurs non financiers, tels que la qualité de l’enseignement, l’accès aux études, l’expérience étudiante et l’impact sur les collectivités — autant d’indicateurs auxquels il faut également prêter attention dans un examen approfondi de la viabilité. « Pour l’instant, nous mesurons les éléments connus », ont affirmé les auteurs.

Ils soulignent que le rapport ne constitue ni un classement ni un bilan de la responsabilisation des établissements. « Notre but en réunissant ces signaux/indicateurs de la viabilité était de lancer et d’orienter la conversation avec les collèges et le gouvernement au sujet des pressions auxquelles les établissements d’enseignement font face, les stratégies qu’ils utilisent pour y répondre et les outils que le gouvernement doit leur fournir pour y parvenir. »

Les auteurs du rapport Viabilité des collèges : Données sur les signaux sont Harvey Weingarten, Amy Kaufman, Linda Jonker et Martin Hicks du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur.

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