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avril 12  2011

Rapport En question no 7 : Accroissement des possibilités de faire des études supérieures : Expérience récente de l’Ontario

Richard Wiggers, Mary Catharine Lennon et Kristyn Frank

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Sommaire:

L’effectif des cycles supérieurs a augmenté de plus de 50 % au cours de la dernière décennie en Ontario

En Ontario, le nombre d’inscriptions aux deuxième et troisième cycles a largement dépassé celui du reste du Canada au cours de la dernière décennie. Le nombre de candidats au doctorat s’est accru de 67 % tandis que celui des candidats à la maîtrise a connu une augmentation de 51 %, selon un rapport de recherche du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES).

Afin d’assurer à l’Ontario une place intéressante dans une économie évolutive axée sur le savoir, le gouvernement provincial a encouragé l’élargissement des possibilités d’études supérieures. Du point de vue des étudiants, des études supérieures renferment la promesse de possibilités d’emploi, d’un revenu, d’une satisfaction et d’une stabilité accrus. De point de vue de l’économie, les diplômés sont plus susceptibles de posséder les connaissances et les compétences nécessaires pour participer avec succès au marché du travail.

La recherche montre une augmentation prodigieuse des inscriptions chez les 22 à 29 ans et une hausse du nombre de diplômés étudiant à temps plein. La recherche indique également que les universités de l’Ontario répondent à cette augmentation des inscriptions en créant des programmes et en élargissant le choix de domaines d’études.

Description de projet
L’article Accroissement des possibilités de faire des études supérieures : Expérience récente de l’Ontario, de Rapport En question, met l’accent sur les effectifs des programmes de maîtrise et de doctorat de l’Ontario de 1999-2000 à 2008-2009 pour explorer la récente augmentation du nombre de programmes menant à un doctorat ou à une maîtrise dans la province, les caractéristiques démographiques des étudiants de deuxième et de troisième cycles et les endroits où l’augmentation s’est produite, et examine la croissance dans les universités et les domaines d’études.

Le rapport utilise trois sources de données : le recensement de 2006, pour des mesures globales des détenteurs de diplômes en Ontario; le Système d'information sur les étudiants postsecondaires (SIEP), pour des données sur les effectifs récents; le Conseil des études supérieures de l’Ontario, pour des données sur les nouveau xprogrammes.

Principales constatations
Inscriptions globales – de 1999-2000 à 2008-2009, le nombre d’inscriptions à un programme de doctorat a augmenté de 67 % et celui des inscriptions à la maîtrise, de 51 %, alors que dans le reste du Canada les augmentations ont été de 61 % au niveau du doctorat et de 38 % à la maîtrise.

Étudiants à temps partiel – la dernière décennie a vu une légère augmentation du nombre d’étudiants à temps partiel en Ontario, bien que la proportion d’étudiants à temps partiel ait légèrement diminué aux trois niveaux universitaires. La même tendance est observée dans l’ensemble du Canada, le nombre d’inscriptions à temps partiel en tant que pourcentage du nombre total d’inscriptions a diminué.

Sexe – La répartition de hommes et des femmes dans les universités ontariennes a peu changé au cours de la dernière décennie. En 2008-2009, les femmes représentaient près de 55 % de l’effectif des programmes de maîtrise, mais ne formaient pas encore la moitié de l’effectif des programmes de doctorat. De façon similaire, sur la scène nationale, comptent pour 56 % des inscriptions à la maîtrise et 47 % des inscriptions au doctorat.

Âge – En 2008-2009, les deux tiers de la croissance de l’effectif du niveau de la maîtrise était attribuable aux groupe d’âge des 22 à 24 ans et des 25 à 29 ans – vraisemblablement un effet de la double cohorte en Ontario. Dans le reste du Canada, les inscriptions à la maîtrise ont augmenté assez également parmi les groupes d’âge.

Étudiants étrangers – Le nombre d’étudiants étrangers a doublé en Ontario depuis 1999, tant au niveau de la maîtrise qu’à celui du doctorat. Malgré la croissance considérable du nombre d’étudiants étrangers, l’augmentation dramatique de l’effectif national a produit un déclin du pourcentage d’étudiants étrangers inscrits aux études supérieures en Ontario. Dans le reste du Canada, la proportion d’étudiants étrangers est légèrement supérieure à celle des étudiants canadiens.

Expansion des universités et des programmes – Chacune des universités a connu des augmentations considérables et variées du nombre d’inscription dans ses programmes. Les effectifs de l’ensemble des établissements ont augmenté d’un peu plus de 20 000, passant de 34 326 étudiants inscrits en 1999-2000 à 54 537 en 2008-2009.

Le choix de domaines d’études a également changé. Les inscriptions dans les domaines de la santé, des parcs, des loisirs et de la condition physique; de l’architecture, du génie et des technologies connexes; des arts visuels et des arts du spectacle ainsi que des technologies de communication ont plus que doublé entre 1999-2000 et 2008-2009. Ce sont les inscriptions dans les programmes d’éducation qui ont connu la croissance la plus modeste durant cette période.

Prochaines étapes Donnant suite à des recherches antérieures et à des comentaires récents sur la qualité des études supérieures, l’article souligne que l’on pourrait faire davantage pour améliorer la compréhension de la question en Ontario. Les domaines d’intérêt incluent l’incidence sur les établissements de l’augmentation des inscriptions; l’expérience étudiante; le coût des étudiants; les taux d’obtention d’un diplôme; l’offre et la demande d’étudiants au doctorat; les résultats sur le marché du travail des universitaires possédant une maîtrise, un doctorat ou un diplôme postdoctoral; le rôle des étudiants postdoctoraux dans le contexte universitaire; l’incidence des étudiants diplômés sur la capacité de recherche et la productivité.

Le COQES réalisera d’autres recherches sur l’expérience des étudiants diplômés en 2011, y compris sur les débouchés sur le marché du travail pour les candidats au doctorat et, à partir de l’Enquête auprès des étudiants à la maitrise et au doctorat, une recherche sur les facteurs qui déterminent la satisfaction des diplômés au regard de leur expérience universitaire, de la qualité de la supervision du coprs professoral et des cours.

Quatre autres projets du COQES se pencheront sur la question de l’amélioration des compétences en enseignement des diplômés. Ainsi, un projet de l’Université de Toronto explore la possibilité de former des diplômés assistants à l’enseignement afin de créer une équipe enseignante et l’Université de Western Ontario examine la manière de mieux intégrer les étudiants diplômés étrangers à la salle de classe canadienne.

Cet article de Rapport En question a été rédigé par Richard Wiggers, directeur de la recherche, ainsi que Mary Catharine Lennon et Kristyn Frank, analystes recherchistes, au Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur. Nous remercions particulièrement nos collègues Sylvia Lin, Angelika Kerr et Louise Winberg qui nous ont aidé durant les premières étapes de l’élaboration de ce projet.