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janvier 13  2015

Rapport En question no 20 : L'apprentissage en Ontario : Une analyse exploratoire

Erica Refling et Nicholas Dion, Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur

Rapport En question

Les inscriptions aux programmes d’apprentissage augmentent en Ontario, mais le taux d’achèvement pose problème

Depuis 2000, les nouvelles inscriptions en apprentissage ont augmenté presque chaque année en Ontario et au Canada, mais un nouveau rapport du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) révèle que le taux d'achèvement n’a pas suivi la tendance. L’apprentissage en Ontario : Une analyse exploratoire montre que malgré une certaine amélioration, moins de la moitié des apprentis inscrits en Ontario répondent aux exigences de leur programme dans les deux ans de la date d’achèvement prévue.

Description du projet

L’apprentissage en Ontario : Une analyse exploratoire fait le survol du système d'apprentissage provincial. Le rapport examine l’évolution historique du modèle d’apprentissage de la province ainsi que les parcours typiques, la législation et les principaux enjeux en cause. Le rapport porte également sur l’état de l’apprentissage en Ontario en analysant les données du Système d’information sur les apprentis inscrits (SIAI) national, qui compile l’information sur les personnes qui suivent une formation et obtiennent une accréditation dans les métiers d’apprentissage. Il est difficile de calculer exactement le taux d’achèvement, car les progrès individuels d’une année à l’autre ne font pas l’objet d’un suivi dans le SIAI. Toutefois, au moyen d’une formule établissant le délai approximatif d’achèvement, les données produisent une estimation fiable. De plus, le ministère de la Formation et des Collèges et Universités fournit des données complémentaires.

Constatations

En 2012, on comptait près de 165 000 apprentis inscrits en Ontario, nombre qui a augmenté chaque année depuis 2000, à l’exception d’une faible réduction en 2011. Les apprentis représentent toujours une proportion relativement faible de la population active. L’Alberta affiche la plus forte proportion d’apprentis dans sa population active (3,6 %), et l’Ontario occupe le cinquième rang au pays (2,2 %). Les postes de technicien en soutien des utilisateurs de TI comptaient le plus grand nombre d’apprentis inscrits, suivis des techniciens d’entretien automobile, des électriciens et des coiffeurs.

Après plus d’une décennie où le taux d’achèvement a fluctué entre 30 et 39 % (taux moyen le plus faible au pays), l’Ontario a enregistré le taux de 46,8 % en 2012, ce qui dénote possiblement une tendance haussière. Les métiers ayant le taux d'achèvement le plus faible, soit moins de 10 %, étaient boulangerspâtissiers, poseurs de revêtements de sol, finisseurs de béton, mécaniciens et contrôleurs d’aéronefs, et couvreurs. Les métiers affichant le taux d’achèvement le plus élevé (plus de 80 %) étaient chaudronniers; tuyauteurs-monteurs de tuyaux de vapeurs et monteurs de gicleurs; aides-éducateurs de la petite enfance; électriciens industriels; et opérateurs au traitement du gaz, du pétrole et des produits chimiques.

Malgré les nombreux programmes destinés aux jeunes et aux jeunes adultes, l'âge moyen des apprentis en Ontario se situe à près de 30 ans, ce qui concorde avec la moyenne canadienne. À cet âge, les responsabilités familiales et financières peuvent être supérieures, ce qui peut comporter un impact significatif sur l’obtention d’un certificat d’apprentissage. Par contraste à beaucoup de pays européens, dont l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse, l’apprentissage au Canada intéresse surtout les adultes possédant une certaine expérience professionnelle ou ayant fait des études postsecondaires.

Alors que l’Ontario a connu une hausse de 11,4 % du nombre d’apprenties inscrites de 2000 à 2012 et affiche le taux de participation de loin le plus élevé au pays, le pourcentage global des femmes dans les programmes d’apprentissage demeure très faible, soit de moins de 25 %. Les femmes inscrites dans les métiers ont tendance à dominer dans quelques professions particulières. En effet, en 2012, les femmes occupaient 92,8 % des postes d'éducateur de la petite enfance, 88,4 % des postes de coiffeur et 75,6 % des postes de travailleur social et des services communautaires. À l’exception des groupes de techniciens en soutien des utilisateurs de TI et de la restauration, les femmes représentaient moins de 20 % des apprentis dans tous les autres groupes de métiers.

Les chercheurs du COQES Erica Refling et Nicholas Dion sont les auteurs du rapportL’apprentissage en Ontario : Une analyse exploratoire..


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