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avril 15  2014

Rapport En question no. 18 - Rendements sociaux : évaluation des avantages de l’enseignement supérieur

Lindsay DeClou, COQES

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Sommaire de la recherche

Pas seulement une question d’argent : les retombées sociales de l’enseignement supérieur

Les avantages économiques s’inscrivent depuis longtemps dans la polémique de longue date entourant la valeur de l’enseignement supérieur. Un nouveau rapport du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) passe outre aux effets du marché pour examiner les rendements sociaux individuels, depuis l’engagement civique jusqu’au contentement.

Rendements sociaux : évaluation des avantages de l’enseignement supérieur est le second rapport du COQES à s’attarder particulièrement aux retombées sociales de l’enseignement postsecondaire. Le rapport constate que les personnes ayant fait des études supérieures d’une forme ou autre sont plus susceptibles de tirer parti des rendements sociaux que les diplômés du secondaire.

Description du projet
À partir d’une synthèse d’analyses récentes et existantes, le rapport explore les avantages de l’éducation au niveau individuel, en mettant l’accent sur l’engagement civique, la santé et le contentement, la criminalité, et l’aide sociale et le chômage.

Constatations
Bien qu’aucune tendance cohérente n’ait été établie entre le niveau d’études postsecondaires et les rendements sociaux examinés, l’étude a généralement dégagé une ligne de démarcation nette entre les études secondaires et postsecondaires.

Dans l’ensemble, l’étude laisse entendre que les personnes qui ont fréquenté un collège ou une université sont plus susceptibles de faire du bénévolat, de faire des dons et de voter, d’afficher des taux de chômage inférieurs et d’être moins susceptibles de recourir à l’aide sociale.

En outre, il est moins probable que les personnes scolarisées soient incarcérées. Elles affichent aussi des taux de chômage inférieurs et ont été moins touchées par la dernière récession économique. Ajoutons qu’elles sont moins susceptibles d’avoir recours à l’aide sociale et touchent des prestations d’aide sociale pendant une période plus courte, surtout les femmes.

Au chapitre de l’engagement civique, les diplômés d’université sont plus susceptibles que les diplômés du secondaire de faire du bénévolat et de donner de l’argent. Des niveaux de scolarité plus élevés augmentent également la probabilité de voter et d’autres formes de participation politique. Les diplômés universitaires ont tendance à évaluer plus favorablement leur santé physique et mentale que les personnes moins scolarisées, et sont également moins portés à fumer. Enfin, le contentement et la satisfaction à l’égard de la vie tendent aussi à augmenter avec le niveau de scolarité.

Le premier rapport du COQES sur les indicateurs de rendement de l’enseignement postsecondaire en Ontario, publié en avril 2013, a également examiné les retombées sociales de l’enseignement supérieur, soulignant que les Ontariens scolarisés (à l’instar de leurs concitoyens canadiens) sont plus enclins à faire preuve d’engagement civique et d’être satisfaits de leur vie que les citoyens d’autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Lindsay DeClou, chercheuse au COQES, est l’auteure du rapport Rendements sociaux : évaluation des avantages de l’enseignement supérieur.