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novembre 17  2015

Que font les universités de l’Ontario pour améliorer l’accès à l’éducation postsecondaire des groupes sous-représentés?

John Doran, Amanda K. Ferguson, Gulam A. Khan, Grace Ryu, Dominic Naimool, Mark D. Hanson et Ruth A. Childs, de l’Université de Toronto

​Rapport

Préciser quels sont les groupes sous-représentés – un défi pour les programmes d'accès des collèges et des universités

À l'échelle de l'Ontario, les collèges et universités déploient des efforts en matière de sensibilisation, de recrutement et de soutien à la persévérance dans le but d'améliorer l'accès aux études postsecondaires des groupes sous-représentés. Cependant, selon deux nouveaux rapports du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur, l'amélioration de l'accès est entravé par l'important défi rencontré lorsque l'on tente de déterminer quels étudiants sont visés par ces programmes et quels groupes sont ciblés par les services des établissements. Ces études ont constaté que l'accent mis sur l'auto-identification des étudiants et les tensions qui existent entre la prise en compte des caractéristiques démographiques locales et les lignes directrices ministérielles plus générales font qu'il est difficile de fournir un accès équitable et d'évaluer les programmes avec exactitude.

Description du projet

L'étude Le recrutement des groupes sous-représentés dans les collèges de l'Ontario : un survol des pratiques actuelles a examiné les ententes de mandat stratégiques (EMS), les sites Web et les prospectus des collèges de l'Ontario, ainsi que les données des entrevues menées auprès d'intervenants clés participant au recrutement des étudiants de douze collèges.

Que font les universités de l'Ontario pour améliorer l'accès à l'éducation postsecondaire des groupes sous-représentés?Cette étude a analysé les données provenant des sites Web, des prospectus et des EMS des universités, ainsi que du livret de directives du Centre de demande d'admission aux universités de l'Ontario (le CDAUO) et d'entrevues avec des administrateurs de 16 établissements.

Les deux études examinent la façon dont les établissements définissent et désignent les groupes sous-représentés, les types d'activités et de programmes qu'ils utilisent pour améliorer l'accès et leurs méthodes d'évaluation de leurs efforts.

Constatations

Tant les collèges que les universités ont indiqué que l'auto-identification constituait un défi majeur. En comptant sur les étudiants pour indiquer d'eux-mêmes leur appartenance à un groupe sous-représenté spécifique, on leur impose le fardeau de reconnaître les avantages possibles que cela représente pour eux-mêmes et pour l'établissement. On ignore ainsi la réalité que de nombreux étudiants peuvent avoir connue à l'extérieur du milieu de l'enseignement postsecondaire où l'auto-identification a eu une incidence négative. Par conséquent, les programmes ne rejoignent peut-être pas les étudiants ciblés et les efforts des établissements pour évaluer leur incidence sont laborieux.

Les collèges et les universités mettent le plus souvent l'accent sur les trois groupes sous-représentés qui ressortent de l'examen Rae du système postsecondaire de 2005 : les étudiants autochtones, ceux de première génération et les étudiants handicapés. Mais les problèmes créés lorsqu'ils tentent de tenir compte des réalités démographiques locales différent pour l'un et l'autre secteur.

Il existe une variation considérable entre les définitions de groupes sous-représentés des collèges de l'Ontario, certains se basant sur des initiatives plus vastes et des sources de financement du ministère de la Formation et des Collèges et Universités, d'autres répondant aux réalités démographiques régionales et mettant l'accent sur les préoccupations locales, y compris les étudiants des milieu ruraux et de famille à faible revenu. Les auteurs soutiennent qu'une définition « universelle » de la sous-représentation n'est peut-être pas possible et qu'elle ne permet pas aux collèges de s'acquitter de leur mandat original, de répondre aux besoins de leur collectivité respective.

Les initiatives de rayonnement des collèges doivent également composer avec les tensions qui existent entre les initiatives générales, lesquelles encouragent tout simplement les étudiants à faire des études postsecondaires, et le recrutement spécifique à un établissement, conçu pour augmenter les inscriptions d'un collège particulier. Les auteurs soutiennent que l'approche de rayonnement générale peut être plus bénéfique en créant une communauté positive et inclusive, capable de s'attaquer aux obstacles communs auxquels font face les groupes sous-représentés.

Dans le cas des universités, les groupes sous-représentés étaient mentionnés à des endroits très différents de la documentation pertinente. Ainsi, les étudiants autochtones occupaient une place prédominante dans les EMS et les prospectus, mais étaient moins en évidence dans le livret de directives du CDAUO. En revanche, les EMS des 20 universités mentionnaient les étudiants de première génération, mais les prospectus de trois d'entre elles seulement le faisaient. Selon les administrateurs, ces différences d'accentuation sont façonnées par l'emplacement, la mission ou encore l'histoire des établissements.

Du pont de vue de l'offre de services aux groupes sous-représentés, l'étude définit trois « types » d'universités, bien que les établissements ne puissent pas être entièrement assimilés à ces types. Il y a d'abord les établissements dont les critères d'admission sont élevés – ce sont habituellement ceux  qui offrent des programmes de doctorat et de médecine, et qui visent les étudiants sous-représentés cheminant déjà vers les études supérieures. Le second type d'établissements mettent l'accent sur la promotion de leur campus comme étant de petite taille et sécuritaire sur le plan physique, offrant amplement de soutien aux études. Les critères d'admission de ces universités sont moins élevés et elles visent habituellement des étudiants de groupes sous-représentés intéressés par les études supérieures. Enfin, le dernier type correspond aux universités qui se donnent pour rôle d'offrir une possibilité à tout étudiant intéressé. Elles ont des processus d'admission souples et offrent des programmes de rattrapage ainsi que de soutien aux études. Parce qu'ils mettent l'accent sur l'accessibilité, ces établissements sont moins susceptibles de cibler spécifiquement les groupes sous-représentés, mais s'efforcent plutôt de fournir un soutien à tout étudiant qui en a besoin.

Les auteures de l'étude Le recrutement des groupes sous-représentés dans les collèges de l'Ontario : un survol des pratiques actuelles sont Twiladawn Stonefish, Joan Craig et Ashlyne O'Neil, de l'Université de Windsor. Les auteurs de Que font les universités de l'Ontario pour améliorer l'accès à l'éducation postsecondaire des groupes sous-représentés?sont John Doran, Amanda K. Ferguson, Gulam A. Khan, Grace Ryu, Dominic Naimool, Mark D. Hanson et Ruth A. Childs, de l'Université de Toronto. 

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