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juillet 30  2012

Profil et résultats sur le marché du travail des titulaires de doctorat des universités de l’Ontario

Louise Desjardins, Statistique Canada, Division du tourisme et Centre de la statistique de l’éducation

Publication complète :

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Les diplômés de troisième cycle sont plus nombreux et gagnent un revenu plus élevé en Ontario qu’ailleurs au Canada
 
L’Ontario est la province canadienne produisant le plus grand nombre de diplômés du troisième cycle universitaire, et une étude récente révèle que les nouveaux titulaires d’un doctorat en Ontario gagnent également plus que leurs collègues des autres provinces.

Près de 40 % des titulaires d’un diplôme de doctorat au Canada proviennent d’universités ontariennes, et le nombre de diplômés à ce niveau augmente 5 % plus rapidement en Ontario qu’ailleurs au Canada. Alors que les établissements universitaires continuent de délivrer de plus de plus de diplômes de doctorat, une nouvelle étude menée par Statistique Canada et par le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) révèle qu’en Ontario, le revenu médian des titulaires d’un doctorat en 2005 était supérieur de 5 500 $ à celui de leurs contreparties des autres provinces.

Description du projet
Le document intitulé Profil et résultats sur le marché du travail des titulaires de doctorat des universités de l’Ontario porte sur trois cohortes (1995, 2000, 2005) de l’Enquête nationale auprès des diplômés (END). Dans le cadre de l’END, on demande aux diplômés d’établissements canadiens d’enseignement postsecondaire de répondre à un questionnaire deux ans après l’obtention de leur diplôme, afin de connaître leurs expériences du marché du travail. D’autres données proviennent du Recensement de 2006 et de l’Enquête auprès des titulaires d’un doctorat (ETD).

Constatations
Un peu plus de 20 % de tous les étudiants au doctorat avaient l’intention de quitter le Canada à l’obtention de leur diplôme, la majorité prévoyant s’installer aux États Unis. Toutefois, plus du quart des titulaires d’un doctorat partis aux États Unis sont revenus au Canada dans les deux ans, notamment ceux de l’Ontario. De plus, les diplômés qui ont habité et travaillé au Canada dans les deux ans qui ont suivi l’obtention de leur diplôme ont gagné environ 11 000 $ de plus par année que leurs pairs ayant choisi de s’installer aux États Unis.

Plus de 75 % des titulaires d’un doctorat récemment diplômés en Ontario travaillaient dans le secteur public, notamment dans le domaine des services éducatifs et en grande majorité dans les universités. Près des deux tiers des titulaires d’un doctorat en Ontario ont choisi de poursuivre leurs études au troisième cycle dans le but d’enseigner à l’université, en dépit de la réduction globale des postes permanents ou menant à la permanence.

En Ontario, 34 % de tous les titulaires d’un doctorat avaient pour langue maternelle une langue autre que le français ou l’anglais, un pourcentage plus élevé que dans toutes les autres provinces et en hausse constante depuis 20 ans. L’augmentation la plus notable a eu lieu entre 1995 et 2005, alors que la proportion des diplômés ayant une langue non officielle comme langue maternelle a plus que doublé. Près de 30 % de ces diplômés étaient sinophones.

Même si les femmes titulaires d’un doctorat gagnaient autant que les hommes en Ontario, on constate encore une inégalité des sexes dans les disciplines traditionnellement dominées par des femmes comme la psychologie, les sciences sociales, l’éducation et les sciences de la vie. En génie, un domaine où les hommes sont traditionnellement prédominants, les femmes représentent seulement 20 % des diplômés.

Le document Profil et résultats sur le marché du travail des titulaires de doctorat des universités de l’Ontario a été préparé par Louise Desjardins, Statistique Canada, Division du tourisme et Centre de la statistique de l’éducation.

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