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septembre 11  2012

Premiers résultats sur le plan professionnel des diplômés des collèges et universités de l’Ontario, de 1982 à 2005

Shuping Liu, Ursula McCloy et Lindsay DeClou du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur

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Les tendances donnent à penser que le marché du travail n'est pas saturé malgré une augmentation du nombre de diplômés du postsecondaire

Malgré l'augmentation constante du nombre d'Ontariens qui ont fait des études postsecondaires (EPS), le marché du travail de la province a pu, au cours des 30 dernières années, absorber efficacement le nombre croissant de diplômés. Selon une nouvelle étude du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur (COQES), bien que les diplômés n'aient pas vu une amélioration marquée de leur taux d'emploi et de leur revenu depuis le début des années 1980, la hausse spectaculaire du nombre de travailleurs éduqués et spécialisés n'a pas nui à leurs perspectives d'emploi.

Description du projet
L'étude intitulée Premiers résultats sur le plan professionnel des diplômés des collèges et universités de l'Ontario, de 1982 2005 se fonde sur les données les plus récentes de l'Enquête nationale auprès des diplômés et de l'Enquête de suivi auprès des diplômés (ESD) de Statistique Canada, lesquelles examinaient la situation des diplômés du postsecondaire deux et cinq ans après l'obtention de leur diplôme. Six cohortes (1982, 1986, 1990, 1995, 2000, 2005) ont été examinées afin de cerner les tendances sur le marché du travail, d'établir des comparaisons entre l'Ontario et le reste du Canada et de déterminer l'impact des diplômes sur l'emploi, le revenu et les qualifications professionnelles. Il est à noter que la cohorte de 2005 n'a pas participé à l'ESD, car il a été mis fin à l'enquête en 2007.

Conclusions
Comparativement au reste du Canada, les diplômés du postsecondaire de l'Ontario obtenaient des résultats généralement positifs sur le marché du travail, touchaient un revenu plus élevé et avaient un taux de chômage plus faible. En 2005 cependant, les diplômés de l'Ontario qui avaient terminé leurs études deux ans auparavant ont vu leur taux de chômage dépasser celui de leurs homologues dans le reste du pays, même si leur revenu restait plus élevé. Deux ans après l'obtention du diplôme, leur taux de chômage se situait entre 4 % et 9 %, reflétant les tendances à l'échelle de l'Ontario. Cependant, cinq ans après l'obtention du diplôme, il variait entre 2 % et 7 %, pourcentage moins élevé que dans le reste du Canada.

Malgré les fluctuations par cohorte, le revenu des diplômés collégiaux et des bacheliers n'a pas augmenté de façon substantielle depuis le début des années 1980, tandis que celui des titulaires de maîtrises et de doctorats a connu une hausse constante. Les détenteurs de diplômes avancés étaient récompensés par un revenu plus élevé et l'écart s'élargissait après cinq ans, comme entre le revenu des diplômés de l'Ontario et celui des diplômés dans le reste du Canada.

Comparativement à leurs homologues ailleurs au Canada, les diplômés du postsecondaire de l'Ontario étaient plus susceptibles de se sentir surqualifiés, mais pas d'occuper un poste exigeant un niveau d'éducation inférieur au leur. Chose curieuse, alors que les titulaires de diplômes avancés étaient les plus susceptibles de surpasser les exigences de leur poste, ils étaient les moins susceptibles de se sentir surqualifiés. Les diplômés collégiaux étaient les plus susceptibles d'occuper un emploi n'exigeant pas d'études postsecondaires.

Bien que le pourcentage de diplômés de l'Ontario qui occupent un emploi étroitement lié à leur domaine d'études ait augmenté depuis 1990, la province traîne encore derrière le reste du Canada. Le pourcentage enregistré cinq ans après l'obtention du diplôme ne changeait pas par rapport à celui enregistré deux ans après, ce qui donne à penser que les diplômés commençaient à s'implanter dans leur domaine d'emploi. Les bacheliers étaient les moins susceptibles de travailler dans un emploi lié à leur domaine d'études.

Les diplômés universitaires étaient plus concentrés dans des secteurs particuliers que les diplômés collégiaux : environ le tiers de la cohorte de 2005 exerçait des professions liées aux sciences sociales, à l'éducation, aux services gouvernementaux et à la religion.

L'étude Premiers résultats sur le plan professionnel des diplômés des collèges et universités de l'Ontario, de 1982 2005 a été préparée par Shuping Liu, Ursula McCloy et Lindsay DeClou du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur.