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décembre 13  2012

Participation aux études postsecondaires des groupes sous-représentés en Ontario : données probantes de l’EDTR

Huizi Zhao, auparavant analyste de la recherche principale au COQES et actuellement gestionnaire de la recherche institutionnelle au bureau de la planification et de la recherche institutionnelles du Centennial College

Auteur(s) : 

Huizi Zhao, auparavant analyste de la recherche principale au COQES et actuellement gestionnaire de la recherche institutionnelle au bureau de la planification et de la recherche institutionnelles du Centennial College

Publication complète :

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Les recherches confirment que la scolarité des parents exerce la plus grande influence

La scolarité des parents a plus d’incidence sur la décision de poursuivre ou non des études postsecondaires (EPS) que le revenu familial, selon un nouveau rapport du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES). Si un plus grand nombre de jeunes provenant de familles à revenu plus élevé fréquentent l’université, les jeunes dont au moins un parent a étudié à l’université ont 40 % plus de probabilité de fréquenter l’université que ceux dont les parents ont un diplôme d’études secondaires ou de niveau inférieur.

Description de projet
Faisant fond sur une recherche précédente qui soulignait également l’importance de la scolarité des parents, l’étude Participation aux études postsecondaires des groupes sous-représentés en Ontario : données probantes de l’EDTR se penche sur les taux de participation des membres de groupes sous-représentés, y compris ceux provenant d’une famille à faible revenu, ceux qui vivent en région rurale, ceux dont la langue maternelle est le français, ceux provenant d’une famille monoparentale ou d’une autre structure familiale non traditionnelle, les immigrants, les étudiants de première génération et autochtones. En élargissant la portée de l’étude afin d’examiner tous ces groupes, l’étude brosse un tableau plus complet des facteurs ayant le plus de répercussions sur l’accès aux études postsecondaires parmi les étudiants sous-représentés.

L’étude repose sur les données de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu (EDTR) parce que cette enquête permet d’assurer un suivi du cheminement scolaire des jeunes, depuis le secondaire jusqu’aux études postsecondaires. Il s’agit d’une enquête annuelle qui recueille des renseignements sur tous les membres d’un ménage. Un suivi de chaque membre est assuré pendant six années de suite. Les données de l’EDTR servent à effectuer une analyse longitudinale de 2002 à 2007 qui permet de suivre les étudiants au moment où ils quittent les études secondaires pour entreprendre des EPS et une analyse transversale de 1999 à 2009 qui révèle les tendances en matière de participation aux EPS au cours de cette période.

Constatations 
Si le revenu familial n’a pas d’incidence évidente sur le taux de participation à des études collégiales, l’étude révèle que le taux de participation à des études universitaires des jeunes faisant partie du quartile de revenu supérieur est presque le double du taux des jeunes se trouvant dans les deux quartiles de revenu inférieur. Cet écart n’a relativement pas changé au fil des ans, mais a augmenté légèrement de 1999 à 2009. Néanmoins, l’incidence du revenu familial est considérablement atténuée lorsque d’autres caractéristiques sont examinées, comme la scolarité des parents.

Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’avoir étudié à l’université. Cet écart entre les deux sexes a augmenté entre 1999 et 2009. Les jeunes vivant de façon autonome, dans un ménage monoparental ou en région rurale, qui se déclarent autochtones ou handicapés étaient moins susceptibles que les autres de fréquenter l’université. Les jeunes Autochtones et handicapés ont davantage tendance à entreprendre des études collégiales.

Répercussions sur les politiques
Compte tenu de l’incidence réduite du revenu familial sur les décisions au sujet des EPS, les politiques sur l’aide financière aux étudiants en vigueur ne suppriment que certains des obstacles. Si l’objectif est d’accroître la participation des groupes sous-représentés, il faut que les politiques tiennent compte des besoins de certains sous-groupes sous-représentés.

Les collèges ont réussi à accroître la participation des groupes sous-représentés. Des occasions de transfert accrues du collège à l’université pour les jeunes Autochtones et handicapés permettraient à un plus grand nombre de ces étudiants d’obtenir un grade universitaire. 

Au sujet de l’auteur
L’étude « Participation aux études postsecondaires des groupes sous-représentés en Ontario : données probantes de l’EDTR » a été rédigée par Huizi Zhao, auparavant analyste de la recherche principale au COQES et actuellement gestionnaire de la recherche institutionnelle au bureau de la planification et de la recherche institutionnelles du Centennial College.​