Ignorer les commandes du ruban
Passer au contenu principal
SharePoint
Naviguer vers le haut

octobre 28  2014

Les apprentissages par les travaux d’intérêt collectif et au niveau de la collectivité pour rehausser l’apprentissage par le service communautaire à l’université

Rhonda Lenton, Robindra Sidhu, Sidak Kaur, Mark Conrad, Brian Kennedy, Yvette Munro et Richard Smith, de l’Université York

Publication complète 

Les liens directs avec des organismes communautaires permettent de rehausser les résultats de la formation expérientielle

On estime que la formation expérientielle, dans laquelle la théorie est intégrée à la pratique, favorise chez les étudiants l’acquisition d’aptitudes utiles qui s’appliquent directement aux carrières dans leur domaine. Une nouvelle étude réalisée par le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) traite de plusieurs types de formation expérientielle et permet de constater que les programmes où les étudiants sont mis directement en lien avec les organismes communautaires pour travailler à des projets concrets se traduisent par un accroissement de la participation et un rehaussement des résultats. Toutefois, ces types de programmes exigent une quantité accrue de travail de la part des étudiants et des chargés de cours, ainsi qu’un engagement et un soutien de l’établissement d’enseignement.

Description de projet
Dans l’étude Les apprentissages par les travaux d’intérêt collectif et au niveau de la collectivité pour rehausser l’apprentissage par le service communautaire à l’université, trois types d’apprentissage expérientiel sont examinés. Lorsqu’ils participent à l’apprentissage par les travaux d’intérêt collectif (ATIC), les étudiants se rendent au sein de la collectivité pour assurer la prestation d’un service direct ou prendre en charge un projet défini par un organisme communautaire. Dans le contexte de l’apprentissage au niveau de la collectivité (ANC), des partenaires communautaires vont en classe afin de présenter d’authentiques problèmes, projets, questions ou domaines de recherche pour y faire participer directement les étudiants. Quant aux autres activités d’apprentissage en classe (AAEC) faisant intervenir entre autres des jeux de rôles, des sketches, des conférenciers, des études de cas et des cours en laboratoire, elles ont été regroupées.

L’étude, menée sur deux ans, a permis d’examiner 485 étudiants de l’Université York inscrits à divers cours d’initiation et de deuxième année ou plus dans diverses disciplines et ayant pris part à un type de formation expérientielle. Ces étudiants ont été sondés à la fin de la session afin de mesurer leur participation, la profondeur de leur apprentissage, leurs perceptions du cours et les résultats pédagogiques. Les membres du corps professoral qui ont autorisé leurs étudiants à prendre part à l’étude ont également participé aux groupes de réflexion relativement à leurs expériences.

Résultats
D’une part, les étudiants ont convenu des avantages que présentent l’ATIC et l’ANC pour rehausser la participation à la matière et résulter en de solides résultats pédagogiques. Cependant, ils ont également attribué à ceux ci une note inférieure à celle des programmes d’AAEC en ce qui touche leur cheminement dans le cours, en raison des charges de travail supérieures et du défaut de clarté dans les buts et normes du cours. La définition claire des normes dans les plans de cours et la gestion des attentes relatives à la charge de travail pourra contribuer à gérer de telles préoccupations. De plus, la conception de cours axés sur l’ATIC et l’ANC destinés aux étudiants en deuxième année ou plus pourra permettre à ces derniers d’établir des liens clairs et directs entre leur travail au sein de la collectivité et leur schéma de carrière.

D’autre part, les membres du corps professoral ont constaté que les cours axés sur l’apprentissage expérientiel exigeaient des chargés de cours un travail accru, mais que ces cours étaient profondément gratifiants et que l’expérience d’apprentissage qui en a résulté pouvait susciter une transformation personnelle chez les étudiants. Ils ont également affirmé que la mise en œuvre de nouveaux partenariats communautaires en vue de la formation expérientielle était souvent compliquée et difficile. La charge de travail accrue des membres du corps professoral relativement à ces cours pourra être contrebalancée à l’aide du perfectionnement professionnel et du soutien opérationnel en lien avec la conception et l’instauration des cours. La prestation d’un soutien et d’incitatifs en ce qui touche l’apprentissage expérientiel peut accroître le nombre de cours axés sur celui ci et rehausser chez les chargés de cours la capacité de favoriser et d’entretenir des rapports communautaires positifs.

Les auteurs de l’étude Les apprentissages par les travaux d’intérêt collectif et au niveau de la collectivité pour rehausser l’apprentissage par le service communautaire à l’université sont Rhonda Lenton, Robindra Sidhu, Sidak Kaur, Mark Conrad, Brian Kennedy, Yvette Munro et Richard Smith, de l’Université York.

Version imprimante