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juin 14  2016

La mesure de la résilience à titre de résultat de l’éducation

Danielle Patry et Reuben Ford, la Société de recherche sociale appliquée

​Rapport

On pourrait évaluer les compétences en résilience comme résultat de l'apprentissage postsecondaire

Que ce soit la capacité d'adaptation, de rebondir face à la diversité ou de cheminer devant les difficultés, la résilience des élèves pourrait accroître leurs possibilités de réussite scolaire. Il ressort d'une nouvelle étude du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur (COQES) intitulée La mesure de la résilience à titre de résultat de l'éducation que la résilience, à l'exemple de compétences transférables autres comme le sens de l'initiative et le travail en équipe, pourrait être acquise dans le contexte de programmes éducatifs.

Description du projet

En phase avec le travail exhaustif du COQES relativement aux résultats d'apprentissage et au perfectionnement des compétences, les auteurs issus de la Société de recherche sociale appliquée (SRSA) se sont penchés dans leur étude sur les moyens d'évaluer la résilience en tant que résultat de l'éducation postsecondaire. Outre un examen exhaustif de la documentation, ces auteurs ont analysé des données longitudinales propres à la SRSA et provenant de deux récents projets expérimentaux : Un avenir à découvrir, de même que le projet pilote Advancement Via Individual Determination de la Colombie‑Britannique; chaque projet comportait une mesure de résilience.

Les auteurs ont examiné 17 mesures, lesquelles se rapportaient toutes à des échelles d'autoévaluation permettant de saisir la résilience subjective ou perçue chez les adolescents âgés, les jeunes adultes et les adultes. Parmi celles-ci, ils en ont repéré cinq comme étant les plus prometteuses à faire progresser dans le contexte de l'enseignement supérieur.

Constatations

La conception de la résilience a changé au fil des années et continue d'évoluer actuellement. Définie au sens large, la résilience englobe souvent un amalgame de facteurs externes, d'avoirs personnels et de processus d'adaptation. Les auteurs constatent que malgré certaines prédispositions innées en matière de résilience, des interventions ou des pratiques pédagogiques peuvent également aider les élèves à acquérir des modes de pensée et de comportement davantage axés sur l'adaptation, ce qui augmenterait au bout du compte les possibilités de réussite scolaire des élèves.

D'après les auteurs, peut-être est-ce ni réaliste, ni souhaitable de saisir les nombreux éléments de la résilience en une seule mesure afin d'évaluer les résultats de niveau postsecondaire. « Il serait peut‑être plus avisé et approprié de répartir les différentes dimensions en des compétences particulières qui sont les plus pertinentes […] puis d'évaluer ces compétences plutôt qu'un indicateur général de la résilience », affirment-ils.

La recherché sur la résilience est encore en évolution et il reste beaucoup à faire pour élaborer des outils conçus tout particulièrement en vue d'une utilisation auprès d'élèves de niveau postsecondaire. Selon les auteurs : « S'il faut augmenter les recherches dans ce domaine, nous pouvons nous inspirer des "compétences d'apprentissage et habitudes de travail" examinées dans les écoles élémentaires et secondaires de l'Ontario. À partir de l'expérience acquise dans ce secteur, il peut être utile de tenter d'aligner les résultats linguistiques et de l'apprentissage, non seulement parmi les établissements de l'éducation postsecondaire, mais tout au long du continuum de l'éducation qui passe par les niveaux élémentaire, secondaire et postsecondaire ».

Les auteurs de l'étude La mesure de la résilience à titre de résultat de l'éducation sont Danielle Patry et Reuben Ford, la Société de recherche sociale appliquée.

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