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novembre 05  2015

La concurrence mondiale pour les étudiants étrangers en tant que futurs immigrants : Le rôle des universités de l’Ontario pour concrétiser les politiques gouvernementales en pratiques institutionnelles

Amira El Masri de l’Université York ainsi que Melisa Choubak et Rashelle Litchmore de l’Université de Guelph, sous la supervision de Roopa Desai Trilokekar de l’Université York et de Saba Safdar de l’Université de Guelph

​Rapport

Un rapport indique des moyens d'améliorer l'expérience vécue par les étudiants étrangers

D'après un nouveau rapport publié par le Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur (COQES), le fait d'inciter les étudiants étrangers à faire des études au Canada pour ensuite devenir résidents permanents est un moyen de constituer un marché du travail où la main‑d'œuvre est qualifiée et scolarisée. Le gouvernement de l'Ontario a pris des mesures stratégiques pour faire de l'Ontario la destination de prédilection des étudiants étrangers; à cette fin, il a amorcé des politiques et stratégies dont l'objectif consiste à attirer et à retenir les étudiants étrangers. Cependant, on connait peu l'expérience vécue par les étudiants étrangers. Le rapport dont il est question ici se penche sur les occasions, les défis et les lacunes au sein des stratégies, des programmes et des services à l'appui des étudiants étrangers dans les universités de l'Ontario.

Description de projet

Le rapport intitulé La concurrence mondiale pour les étudiants étrangers en tant que futurs immigrants : Le rôle des universités de l'Ontario pour concrétiser les politiques gouvernementales en pratiques institutionnelles cherche à déterminer si l'énoncé de mission, les buts et la vision ou les plans stratégiques des universités ontariennes reflètent les politiques provinciales et nationales visant à attirer des étudiants étrangers; la gamme et le type de programmes et de services à l'intention des étudiants étrangers; de même que les facteurs perçus qui facilitent ou compromettent l'accession des étudiants étrangers au statut de futurs immigrants. Les données sont tirés d'une analyse Web de 11 universités, lesquelles forment un échantillon représentatif afin d'assurer la diversité quant à l'emplacement géographique, à la taille et à la population d'étudiants étrangers, ainsi que d'un sondage auprès des gestionnaires et du personnel d'exécution des bureaux de services aux étudiants de six universités.

Un autre nouveau rapport du COQES portant sur ce thème — Les étudiants étrangers au sein du système d'éducation postsecondaire de l'Ontario, 2000-2012 : une évaluation des politiques, des populations et des processus d'intégration au marché du travail en pleine évolution​ — se penche sur le nombre d'étudiants étrangers venus en Ontario entre 2000 et 2012, leur statut socioéconomique, les résultats qu'ils ont obtenus après leurs études, ainsi que les principaux changements en matière de politique à l'échelle provinciale et fédérale ayant influé sur leur immigration durant cette période‑là.

Constatations

On constate une harmonisation entre les politiques fédérales, provinciales et universitaires, car la majorité des établissements d'enseignement s'emploient à recruter des étudiants étrangers et à accroître leur inscription.

La majorité des universités de l'Ontario ont investi dans un bureau des étudiants étrangers distinct des bureaux centraux de services aux étudiants et qui offre une vaste gamme de programmes pour appuyer les étudiants étrangers. Selon le personnel, des services ciblés, une attention personnalisée et un environnement d'appui constituent les trois principales forces des programmes.

Cependant, la plupart des programmes ciblent les étudiants étrangers de première année, tandis que les programmes ciblant les étudiants étrangers des années supérieures font défaut. Les services professionnels qui favorisent l'apprentissage intégré au travail ou les occasions de bénévolat, ou ceux qui permettent aux étudiants étrangers d'élargir leurs réseaux sociaux et professionnels à l'extérieur de leur communauté et du campus, sont limités. Le personnel relate qu'il y a lieu d'augmenter les programmes servant à accroître l'interaction entre les étudiants canadiens et étrangers ainsi que le perfectionnement continu des compétences linguistiques. Le personnel mentionne également le manque d'intégration dans les programmes et services, laquelle est pourtant nécessaire pour renforcer l'esprit communautaire et le sentiment d'appartenance. Il y a également un manque de communication et de coordination entre les départements, de sorte que tous les services ne sont pas connus de l'ensemble du personnel, ni clairement annoncés dans le site Web des établissements d'enseignement, ce qui nuit à l'accessibilité et à la sensibilisation en la matière.

Si le personnel ne savait pas combien d'étudiants étrangers avaient l'intention de demander la résidence permanente une fois leur diplôme obtenu, il a cependant avancé que le processus pouvait être amélioré par l'amélioration de la communication et des partenariats entre les établissements d'enseignement et le gouvernement, en particulier Citoyenneté et Immigration Canada, de même qu'un appui aux étudiants étrangers qui font leur entrée sur le marché du travail canadien et accèdent au statut de résident permanent après leur diplomation.

Amira El Masri de l'Université York ainsi que Melisa Choubak et Rashelle Litchmore de l'Université de Guelph ont, sous la supervision de Roopa Desai Trilokekar de l'Université York et de Saba Safdar de l'Université de Guelph, rédigé le rapport intitulé La concurrence mondiale pour les étudiants étrangers en tant que futurs immigrants : Le rôle des universités de l'Ontario pour concrétiser les politiques gouvernementales en pratiques institutionnelles.

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