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juillet 22  2014

L’état de l’enseignement de l’entrepreneuriat dans les collèges et universités de l’Ontario

Creso Sá, Andrew Kretz et Kristjan Sigurdson de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, rattaché à l’Université de Toronto

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L’enseignement de l’entrepreneuriat est en plein essor

Qu’il s’agisse de cours crédités ou de centres d’incubation d’entreprises, l’activité entrepreneuriale est en hausse dans les collèges et universités de l’Ontario, d’après la nouvelle étude, L’état de l’enseignement de l’entrepreneuriat dans les collèges et universités de l’Ontario, commandée par le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES).

Même s’il repose sur différentes définitions et documentations, l’enseignement de l’entrepreneuriat dans les 44 établissements postsecondaires de la province est de plus en plus prioritaire pour le gouvernement de l’Ontario et s’inscrit dans ses objectifs d’emploi, d’innovation et de développement économique.

Description de projet
L’étude examine la façon dont les établissements postsecondaires de l’Ontario définissent l’entrepreneuriat dans leurs programmes et initiatives ainsi que leur portée et les types accessibles, et la façon de mesurer leur impact. L’information a été recueillie dans les sites Web des universités et collèges, alors qu’un sondage Web auprès des responsables des programmes d’enseignement de l’entrepreneuriat a permis de cerner les objectifs, les caractéristiques opérationnelles et les mécanismes d’évaluation.

Constatations
On constate une variété de possibilités scolaires et parascolaires en matière d’entrepreneuriat qui sont offertes aux étudiants postsecondaires de l’Ontario, y compris de nombreux modes de prestation, destinataires, objectifs et mécanismes d’évaluation, à la fois entre les différents établissements et au sein de ceux-ci.

Au premier cycle et aux cycles supérieurs, on constate la prolifération des majeures, mineures, concentrations, options et spécialisations en entrepreneuriat. Les programmes ne menant pas à un grade, dont avec diplôme, certificat et autres titres scolaires, mettent l’accent sur l’entrepreneuriat ou comportent un volet important en entrepreneuriat.

Les activités parascolaires ont augmenté substantiellement ces dernières années, notamment dans les incubateurs et accélérateurs d’entreprises; les résidences d’étudiants; les milieux de travail et les programmes de mentorat qui focalisent et encouragent le comportement entrepreneurial. Ces activités prennent aussi la forme de stages dans les entreprises émergentes et ceux offerts par les programmes d’enseignement coopératif; de concours et de bourses pour obtenir des fonds de démarrage ou pour élaborer un plan d’affaires; et d’une variété de conférences, d’ateliers et d’événements de réseautage visant à appuyer l’apprentissage et la culture en entrepreneuriat.

Au total, 174 cours en entrepreneuriat ont été répertoriés dans les 24 collèges subventionnés par la province ainsi que 114 cours (de premier cycle et de cycles supérieurs) dans les 20 universités provinciales. Les auteurs ont cependant souligné qu’en proportion de la taille des populations desservies par les collèges et universités, ces dernières offrent plus de cours en entrepreneuriat.

Les trois sujets les plus populaires dans les cours en entrepreneuriat de premier cycle sont l’introduction à l’entrepreneuriat et les principes d’entrepreneuriat; la création et le développement de nouvelles entreprises; et l’élaboration de stratégies d’entrepreneuriat. Dans les collèges, les trois sujets de cours les plus offerts sont l’introduction à l’entrepreneuriat et les principes d’entrepreneuriat; l’élaboration d’un plan d’affaires; et les petites entreprises. La majorité des cours individuels sont dotés d’un budget annuel de moins de 1 000 $, tandis que 10 programmes disposent d’un budget annuel de plus de 100 000 $.

L’étude a relevé 75 activités entrepreneuriales parascolaires ‒ 17 offertes par 8 collèges ainsi que 58 programmes dans 13 universités. La population non étudiante, dont les diplômés et les membres de la collectivité, est plus susceptible de participer à ces programmes. À la fois dans les programmes scolaires et parascolaires, l’inculcation de compétences et de connaissances en entrepreneuriat et l’adoption d’attitudes et de culture favorables à l’entrepreneuriat constituent des objectifs très importants, tandis que la génération de revenus pour le programme ou l’établissement d’enseignement est considérée comme moins importante.

Les programmes parascolaires sont souvent évalués de façon officieuse, tandis que les programmes scolaires sont soumis aux processus d’examen scolaires ordinaires. L’évaluation officialisée des programmes parascolaires d’enseignement de l’entrepreneuriat semble nettement moins développée que celle des programmes scolaires. Les résultats d’apprentissage sont généralement utilisés pour évaluer les programmes scolaires, mais le sont moins pour les programmes parascolaires. La satisfaction des participants constitue un critère d’évaluation dans plus de 90 % des programmes parascolaires et plus de 60 % des programmes scolaires.

Les auteurs soulignent que la grande majorité des programmes analysés n’ont pas établi de définition officielle de l’entrepreneuriat, ce qui complique la comparabilité, l’évaluation et la collaboration. Cependant, ils s’attendent à une demande croissante pour de nouvelles sources de financement de l’enseignement de l’entrepreneuriat ou à ce que les établissements cherchent à se démarquer pour leur programme d’entrepreneuriat.

Les auteurs de l’étude sont Creso Sá, Andrew Kretz et Kristjan Sigurdson de l’Institut d’études pédagogiques de l’Ontario, rattaché à l’Université de Toronto.