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janvier 06  2015

L’avantage indéniable des études universitaires

Martin Hicks et Linda Jonker, Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES)

Publication complète

Malgré un contexte économique difficile, les études universitaires constituent toujours un avantage sur le plan de l’employabilité et de la rémunération

Contrairement aux études collégiales, les études universitaires semblent se retrouver souvent sous les projecteurs en période économiquement difficile, devenant une bénédiction pour les uns et une malédiction pour les autres. Alors que le débat se poursuit, un nouveau rapport du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES) examine des données recueillies avant, pendant et après le ralentissement économique de 2008-2009 et constate qu’un diplôme universitaire vaut encore l’investissement de temps et d’argent.

« Les compétences et les qualifications universitaires n’immunisent pas contre les conditions difficiles d’un marché du travail saturé, mais elles augmentent grandement les chances de succès à court terme et, de manière plus importante, à long terme » soulignent les auteurs Martin Hicks et Linda Jonker du COQES.

Description du projet

Le rapport L’avantage indéniable des études universitaires s’appuie sur différentes sources, notamment les données de l’Enquête sur la population active de Statistique Canada ainsi que de l’Enquête sur l’emploi des diplômés universitaires de l’Ontario, du Conseil des universités de l’Ontario, du ministère de la Formation et des Collèges et Universités et d’Emploi et Développement social Canada. Le rapport porte essentiellement sur les universités, les auteurs soulignant que les collèges ont dernièrement marqué des gains en faisant la promotion de leur valeur auprès du public.

Constatations

Selon le rapport, les étudiants qui ont obtenu un diplôme universitaire après le ralentissement économique de 2008 2009 étaient mieux protégés contre le chômage que les jeunes n’ayant qu’un diplôme d’études secondaires. « … même si la situation était difficile pour tout le monde [durant le fléchissement], l’avantage relatif que tirent les titulaires d’un grade s’est accru, même lorsque les conditions économiques ont empiré ».

Généralement, le rendement de l’investissement universitaire en dépasse les coûts (y compris les frais de scolarité, les emprunts et les revenus différés). Les auteurs disent que les premiers indicateurs relatifs aux gains salariaux et à l’employabilité des diplômés d’aujourd’hui témoignent également d’un rendement de l’investissement.

Le nombre croissant d’étudiants qui se prévalent du Régime d’aide financière aux étudiants de l’Ontario et, évidemment, d’étudiants contractant des dettes dénote clairement que le Régime facilite l’accès d’étudiants disposant de moyens limités, qui autrement ne pourraient entreprendre d’études universitaires et en bénéficier. Les données indiquent de plus que les taux de prêts en souffrance dans les régimes fédéral et ontarien de prêts aux étudiants sont à la baisse.

Selon les données, au cours des 30 dernières années, les diplômés en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (les STIM) ont constamment obtenu en moyenne de meilleurs résultats que ceux des sciences humaines. Cependant, ce ne sont pas tous les diplômés des STIM (comme ceux en biologie et en agronomie) qui gagnent un salaire moyen supérieur à celui des diplômés des sciences humaines.

« Il n’existe aucune preuve démontrant que les tendances décrites jusqu’ici changent ou sont sur le point de changer en ce qui concerne les diplômés récents, mais on ne peut garantir que ces tendances se maintiendront. D’ailleurs, certains résultats individuels s’écartent de la moyenne » disent les auteurs. « Alors qu’un plus grand nombre d’Ontariens obtiennent un diplôme, ils constituent une proportion de plus en plus importante du marché du travail et inévitablement, ils sont plus nombreux que les emplois les plus rémunérateurs dans l’économie. En raison de leur grand nombre, ils doivent accepter les emplois moins rémunérés dans la courbe normalisée de la répartition des revenus dans la province. Si la participation ne cesse de s’accroître, les diplômés accéderont éventuellement à la classe moyenne et seront des salariés moyens. Mais ils ne sont pas encore parvenus à cette étape. Aujourd’hui et, sans conteste à l’avenir, les diplômés universitaires tirent un avantage professionnel manifeste sur les plans de l’employabilité et de la rémunération comparativement à l’ensemble de la population. »

Les auteurs de L’avantage indéniable des études universitaires sont Martin Hicks, directeur des données et des statistiques, COQES, et Linda Jonker, chercheuse, COQES.


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