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novembre 19  2013

Incidence des programmes de formation des assistants a lenseignement sur le corps professoral futur

Nanda Dimitrov, Ken Meadows, Erika Kustra, Theimann Ackerson, Laura Prada, Nick Baker, Pierre Boulos, Gayle McIntyre et Michael K. Potter

Publication complète

Assistants à l’enseignement : plus grande incidence des programmes de formation longs

Les programmes de formation à l’intention des assistants à l’enseignement (AE) du milieu universitaire rehaussent la qualité de l’enseignement et le niveau d’apprentissage. Toutefois, une nouvelle étude du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur sur les formations courtes et les formations longues données dans deux universités ontariennes révèle que, si les deux types procurent des avantages substantiels, ce sont les programmes longs qui ont la plus grande incidence.

L’étude Incidence des programmes de formation des assistants à l’enseignement sur le corps professoral futur a été menée à l’Université de Windsor et à l’Université Western Ontario, dont les centres d’enseignement et d’apprentissage proposent une vaste gamme de formations à l’intention des AE, tout au long de l’année : courtes conférences d’orientation et ateliers intensifs en formule prolongée.

Description du projet
L’étude se fonde sur les renseignements qu’ont fournis les AE concernant leur approche et l’efficacité de leurs méthodes d’enseignement avant et après chacune des formations. Elle intègre aussi les données obtenues dans le cadre d’entretiens menés auprès de groupes de participants réunis quatre mois après avoir suivi la formation. L’objectif était d’évaluer et de comparer l’incidence des programmes, et d’associer un type précis de formation à ses résultats mesurables.

Résultats
Selon l’étude, les programmes de perfectionnement favorisent de multiples façons l’efficacité des méthodes d’enseignement des nouveaux AE. Après avoir participé à une formation, les AE se sont sentis mieux préparés à assumer leurs fonctions de formateur. Tant les programmes courts (une journée) que les programmes longs (entre 20 et 40 heures) ont aidé les participants à enseigner plus efficacement en situation d’autonomie, et à orienter davantage leur approche vers les étudiants. Les groupes de discussion ont conclu que les AE étaient, au moment d’enseigner seuls, en mesure d’appliquer les notions apprises : techniques d’enseignement, principes de conception de cours, orientation de l’approche vers les étudiants.

Les participants aux programmes courts ont souligné avoir appris des techniques d’enseignement concrètes visant à faciliter les discussions, à attribuer des notes, à poser des questions efficaces et à se familiariser avec les attentes à l’égard du poste d’AE. De leur côté, les participants aux programmes longs étaient plus à l’aise avec les principes de conception de cours et d’harmonisation, et étaient davantage en mesure d’expliquer les objectifs d’apprentissage. Ces derniers ont aussi fait preuve d’une réflexion plus profonde sur l’enseignement.

Les programmes longs ont aussi amené les AE de diverses disciplines à former des réseaux qui, au terme des formations, ont poursuivi les discussions. Par ailleurs, les participants ont communiqué à leurs pairs et aux membres de la faculté des méthodes d’enseignement et des stratégies de conception de cours novatrices. 

Les résultats de l’étude montrent que les deux types de programmes fournissent un véritable apport, mais qu'ils le font de façons différentes. Les programmes courts constituent une porte d’entrée vers un perfectionnement plus poussé des compétences en enseignement. Ils fournissent aux nouveaux étudiants des cycles supérieurs quelques stratégies d’enseignement très concrètes et les aident à mieux comprendre les avantages d’une formation approfondie. Les programmes longs donnent l’occasion aux étudiants de former un réseau et leur fournissent des stratégies pour préparer leur carrière en enseignement, au sein du milieu universitaire ou ailleurs.

Selon les auteurs de l’étude, il est crucial que les centres et les facultés d’enseignement expliquent clairement les différences entre les programmes visant à fournir une orientation et les programmes plus approfondis.

Autres champs d’études
Les auteurs voient la possibilité d’étudier les changements que les AE apportent, à long terme, à leur approche comme suite à leur participation à une formation, ainsi que les incidences de cette formation sur l’apprentissage des étudiants. Il s’agirait alors de réutiliser les renseignements fournis par les AE dans la présente étude, et d’intégrer les commentaires d’un observateur ainsi que les notes qu’attribuent les étudiants à la qualité de l’enseignement que fournit l’AE en classe.

Le Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur a publié d’autres études portant sur l’enseignement et le perfectionnement des AE, dont un rapport sur deux programmes de formation de l’Université de Toronto, une étudesur les programmes visant les AE étrangers de l’Université de Windsor, et un aperçu de l’évolution des centres d’enseignement et d’apprentissage dans les collèges et les universités de l’Ontario.

Les auteurs de l’étude Incidence des programmes de formation des assistants à l’enseignement sur le corps professoral futur sont Nanda Dimitrov, Ken Meadows, Erika Kustra, Theimann Ackerson, Laura Prada, Nick Baker, Pierre Boulos, Gayle McIntyre et Michael K. Potter.

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