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septembre 30  2014

Favoriser l’accroissement des compétences en littératie en français au niveau universitaire et promouvoir la réussite des études dans toutes les disciplines : Une étude de cas

Sylvie A. Lamoureux, Jean-Luc Daoust, Johanne Bourdages, Marie Josée Vignola, et Alain Malette de l’Université d’Ottawa

Publication complète 


Un cours en version pilote à l’Université d’Ottawa prépare les étudiants de première année à la littératie en français au niveau universitaire

En 2012 2013, l’Université d’Ottawa a proposé un cours de français en version pilote, conçu pour aider les étudiants de première année à faire la transition vers la littératie en français au niveau universitaire. Après avoir mené à bien ce cours, les étudiants avaient davantage confiance en leurs compétences en rédaction, en littératie et en communication verbale, ce qui a favorisé ensuite leur intégration à la collectivité de l’Université d’Ottawa. De plus, les étudiants qui ont pris part au cours en version pilote ont obtenu dans leurs autres cours données en français de meilleurs résultats que ceux qui ne l’ont pas fait.

Description de projet
L’étude Favoriser l’accroissement des compétences en littératie en français au niveau universitaire et promouvoir la réussite des études dans toutes les disciplines : Une étude de cas documente la création et la mise en œuvre d’un cours de français en version pilote offert à l’Université d’Ottawa en 2012 2013 afin d’aider les étudiants francophones issus de communautés minoritaires (où les francophones comptent pour moins de 5 % de la population) à réussir les cours donnés en français. Ce cours, donné chaque semaine durant deux sessions, a porté sur la syntaxe, la révision, la grammaire et la clarté.

Le projet a fait appel à un amalgame de données, d’entrevues, de groupes de réflexion et de sondages afin de documenter le processus, le déroulement et les résultats du cours, y compris l’incidence de ce cours sur les expériences vécues par les étudiants et leurs résultats universitaires en première année. Les étudiants ont également été comparés à un groupe d’étudiants franco ontariens aux caractéristiques semblables mais qui ne s’étaient pas inscrits au cours. Il s’agissait d’un cours facultatif proposé à ceux dont les tests d’admission en français révélaient qu’ils pourraient en tirer parti.

Le cours a été créé à la suite d’une recommandation formulée dans un rapport du COQES intitulé  L’hétérogénéité linguistique et les voies d’accès non traditionnelles aux études postsecondaires en Ontario, et dans lequel sont étudiées les initiatives créées par l’Université d’Ottawa pour bien comprendre les difficultés auxquelles font face les étudiants francophones au sein de l’établissement, tout comme le rôle que jouent les cours de langue dans la réussite des étudiants.

Constatations
Étant donné la petite taille de l’échantillon (69 étudiants ont suivi le cours, mais seuls 58 ont fait l’objet d’une analyse à cause des limites relatives aux données), les auteurs y vont d’une mise en garde au regard de la généralisation des constatations. De nombreux étudiants n’ont pu s’inscrire au cours en raison de conflits d’horaire.

Plus de 70 % des étudiants estimaient que le cours leur avait permis d’accroître leurs compétences en écriture et en littératie et qu’ils se sentaient davantage confiants lorsqu’ils devaient rédiger en français dans le cadre de leurs études universitaires.  Les étudiants ont aimé le fait d’en apprendre sur le bon usage de la langue, mais ils auraient souhaité que ce cours permette d’approfondir davantage les questions grammaticales complexes.

Les étudiants qui ont pris part au cours en version pilote ont obtenu dans leurs autres cours donnés en français des résultats nettement supérieurs à ceux des étudiants qui ne l’ont pas fait. Toutefois, cette constatation ne s’étend pas aux autres cours de français de base suivis par les étudiants.

Tous les étudiants ont suggéré que ce cours devienne obligatoire, car ils étaient d’avis que ce cours les préparait mieux à la rédaction de niveau universitaire que les deux cours de français de base existants.

L’Université d’Ottawa met en œuvre l’étude en version pilote durant une deuxième année en vue de permettre la collecte et l’analyse des données des étudiants à partir d’un échantillon élargi.

Les auteurs de Favoriser l’accroissement des compétences en littératie en français au niveau universitaire et promouvoir la réussite des études dans toutes les disciplines : Une étude de cas sont Sylvie A. Lamoureux, Jean-Luc Daoust, Johanne Bourdages, Marie Josée Vignola, et Alain Malette de l’Université d’Ottawa. 

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