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octobre 21  2014

Cooperation et competition dans les classes nombreuses

Daniel Brian Krupp, One Earth Future et Université Queen’s; Joseph Kim, Université McMaster; Peter Taylor, Université Queen’s et Pat Barclay, Université de Guelph

Publication complète 

Une étude examine les effets de la compétition sur la réussite des étudiants

Les professeurs qui enseignent à des classes nombreuses doivent souvent relever le défi de motiver les étudiants. La structure des incitatifs de la classe, comme les notes, les crédits supplémentaires et la reconnaissance de l’enseignant et des pairs, peut motiver les étudiants à s’investir davantage dans leurs études. Pendant une année, les étudiants inscrits au cours d’introduction à la psychologie de l’Université McMaster ont participé à une expérience visant à déterminer si la compétition pouvait influer sur le rendement et l’engagement des étudiants ainsi que l’interaction entre pairs.

Description du projet
L’étude Coopération et compétition dans les classes nombreuses a servi à évaluer les effets de la compétition sur le rendement des étudiants et l’environnement d’apprentissage. Au cours de quatre semestres, les étudiants ont été affectés de façon aléatoire pendant leurs classes dirigées à différentes conditions de compétition : générale (entre classes dirigées), locale (au sein d’une classe dirigée) et asociale (individuelle). Les étudiants ont également été affectés par rotation à chacune des conditions pendant l'expérience. Les étudiants se faisaient compétition en subissant des tests hebdomadaires pour obtenir des crédits en prime, lesquels pouvaient être utilisés pour modifier en leur faveur la pondération de l’examen final. Les auteurs ont formulé l'hypothèse selon laquelle la compétition générale inciterait les étudiants à consacrer plus d'efforts à leurs études, à donner un meilleur rendement aux tests hebdomadaires et à collaborer davantage avec leurs pairs et, en retour, qu’elle favoriserait un environnement d’apprentissage plus positif.

Constatations
La compétition générale n'a eu aucun effet sur le rendement des étudiants aux tests hebdomadaires. Les analyses ont révélé une variation naturelle du rendement aux tests et de l'environnement d'apprentissage, peu importe les conditions de compétition.

Bien qu'il existe de nombreux ouvrages sur les effets positifs de la compétition générale sur la coopération, les auteurs reconnaissent que leur hypothèse n'était peut-être pas adéquate. De plus, il est possible que les incitatifs ne fussent pas suffisamment importants puisque les crédits auraient au plus eu un effet de 4 % sur la pondération de l’examen final. Selon les auteurs, le plus important obstacle à la réussite de l'étude tient vraisemblablement à des problèmes de communication entre les chercheurs et les étudiants. Il a fallu à maintes reprises rappeler aux assistants à l'enseignement de transmettre les instructions relatives à l'expérience à leurs étudiants. Qui plus est, il se peut que les étudiants n’aient pas participé aux classes dirigées, n’aient pas porté attention aux instructions ou ne s’en soient pas rappelé.

Afin de comprendre la compétition, la coopération et la motivation des étudiants dans les classes nombreuses, les auteurs proposent que les prochaines études expérimentales prévoient d'offrir des incitatifs plus solides et de régler le problème de communication entre chercheurs et étudiants.

L’étude Coopération et compétition dans les classes nombreuses a été réalisée par Daniel Brian Krupp, One Earth Future et Université Queen’s; Joseph Kim, Université McMaster; Peter Taylor, Université Queen’s et Pat Barclay, Université de Guelph. 
 
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