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avril 02  2013

Apprentissage intégré au travail dans le secteur postsecondaire de l’Ontario : le point de vue des finissants

Peggy Sattler et Julie Peters, de la firme Academica Group, Inc.

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Les résultats d’une enquête auprès d’étudiants montrent que les stages au niveau postsecondaire rehaussent les compétences améliorant l’employabilité 

Selon une nouvelle étude du Conseil ontarien de la qualité de l’enseignement supérieur (COQES), les stages, les programmes coopératifs et les autres formes d’apprentissage intégré au travail (AIT) permettent aux étudiants des niveaux collégial et universitaire de l’Ontario d’acquérir une expérience de travail concrète, d’enrichir leurs curriculums vitae, d’accroître leurs compétences améliorant l’employabilité et de déterminer si leur choix de carrière leur convient. 

Bien que les principaux obstacles à la participation aux programmes d’AIT soient la prolongation des études et les coûts supplémentaires, l’étude montre que près de la moitié des étudiants qui n’ont pas d’expérience d’AIT choisiraient une option d’AIT s’ils recommençaient leurs études postsecondaires.

Description de projet
L’étude intitulée Apprentissage intégré au travail dans le secteur postsecondaire de l’Ontario : le point de vue des finissants est fondée sur les résultats d’une enquête menée auprès des étudiants diplômés de 13 collèges et universités de l’Ontario, et a été menée dans le cadre d’une série pluriannuelle d’études mandatée par le COQES. Lancée au printemps 2012, la dernière étude analyse les réponses de plus de 10 300 étudiants diplômés du Collège Algonquin, de l’Université Carleton, du Collège George Brown, du Collège Georgian, de l’Université Laurentienne, du Collège Niagara, du Collège Sheridan, de l’Université d’Ottawa, de l’Université de Waterloo, de l’Université de Windsor, de l’Université Western Ontario, de l’Université Wilfrid Laurier et de l’Université York. 

L’étude mesure les effets des expériences de travail et de bénévolat des étudiants de niveau postsecondaire – y compris leur participation à un programme d’AIT – sur les résultats d’apprentissage postsecondaires et la satisfaction globale des étudiants, et explore les facteurs de motivation, les obstacles, les défis et les avantages associés à la participation à un programmes d’AIT.

Constatations
Les options d’AIT sont populaires auprès des étudiants de niveau postsecondaire en Ontario; plus des deux tiers des collégiens et près de la moitié des étudiants universitaires qui ont répondu au questionnaire d’enquête avaient participé à une forme d’AIT. Environ le quart des répondants ayant participé à un programme d’AIT ont déclaré avoir pris part à plus d’un type de programme. L’AIT était obligatoire pour 82 % des collégiens ayant participé à un tel programme, alors que la moitié des étudiants universitaires inscrits à un programme comprenant des activités d’AIT ont choisi de participer à ces activités. 

L’étude montre que divers groupes d’étudiants – y compris les minorités visibles, les étudiants étrangers et les femmes – ont accès à l’AIT, bien que l’on constate que les étudiants de première génération (ceux dont les parents n’ont pas fait d’études postsecondaires) sont moins susceptibles de participer à des programmes d’AIT.

Selon les résultats de l’étude, l’absence de rémunération constituait le plus grand défi pour les étudiants participant à un programme d’AIT, aussi bien au niveau collégial qu’universitaire, et les difficultés et obstacles financiers étaient plus importants pour les collégiens que pour les étudiants universitaires. Presque tous les répondants ont déclaré avoir occupé un emploi rémunéré ou bénévole et la majorité travaillaient à temps partiel durant leurs études. 

L’étude révèle aussi que l’AIT était plus efficace qu’un emploi rémunéré pour aider les étudiants à définir leurs intérêts professionnels, influencer leurs objectifs de carrière et accroître leur confiance en ce qui concerne leurs perspectives d’emploi. 

Ces résultats sont conformes à ceux des études sur l’AIT menées antérieurement par le COQES auprès d’établissements d’enseignement postsecondaire, d’enseignants et d’employeurs. Les résultats de la première étudesur l’AIT révélaient que les établissements d’enseignement et les employeurs considèrent l’apprentissage intégré au travail comme un volet important de l’expérience des étudiants, car il prépare ceux-ci à entrer sur le marché du travail en ayant des compétences pertinentes, transférables et monnayables. La deuxième étude montrait que les enseignants ayant eux-mêmes participé à un programme d’AIT estiment que de tels programmes devraient être offerts en beaucoup plus grand nombre aux étudiants et aux employeurs, alors que la troisième étude soulignait que l’un des principaux défis consiste à veiller à ce que l’offre d’activités d’AIT réponde à la demande des étudiants, des enseignants et des établissements d’enseignement postsecondaire.

Recherches futures et recommandations stratégiques
Le rapport recommande que d’autres recherches soient menées afin de comprendre les obstacles à la participation des étudiants de première génération à des programmes d’AIT et d’évaluer l’efficacité des subventions salariales qui permettraient à un plus grand nombre d’employeurs de rémunérer les stagiaires. 

Selon les auteures de l’étude, la prestation de programmes d’AIT serait renforcée si les établissements d’enseignement fournissaient des renseignements clairs aux étudiants à propos des exigences liées à la participation à un programme d’AIT et des services d’aide offerts, et s’ils assouplissaient les calendriers des programmes d’études pour tenir compte de l’AIT. Des bourses ou d’autres formes d’aide financière pourraient être offertes pour stimuler la participation des étudiants aux programmes d’AIT, particulièrement au niveau collégial. Les universités doivent en outre renforcer les services qu’elles offrent, notamment en matière de perfectionnement professionnel et de soutien des enseignants qui souhaitent offrir des programmes d’AIT. 

L’étude Apprentissage intégré au travail dans le secteur postsecondaire de l’Ontario : le point de vue des finissants a été réalisée par Peggy Sattler et Julie Peters, de la firme Academica Group, Inc.​