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juin 30  2015

Évaluation des effets du Programme de mentorat de la Faculté des arts et des sciences sociales

Tina Pugliese, Tamsin Bolton, Giavana Jones, Giovanna Roma, Sarah Cipkar et Ryan Rabie, de l’Université de Windsor

Rapport

Une étude examine l'incidence du programme de mentorat de l'Université de Windsor sur la persévérance scolaire

Selon un nouveau rapport publié par le Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur (COQES), un programme de mentorat par les pairs donné à l'Université de Windsor comporte une incidence positive sur les étudiants de première année de même que les étudiants-mentors des années supérieures.

Créé en 2005 pour rehausser les taux d'inscription et de persévérance scolaire par l'amélioration de l'expérience vécue en première année par les étudiants, le Programme de mentorat de la Faculté des arts et des sciences sociales (PMFASS) de l'Université permet d'intégrer des étudiants-mentors à des cours de base donnés en première année dans cinq départements universitaires.

Description du projet

Le rapport Évaluation des effets du Programme de mentorat de la Faculté des arts et des sciences sociales traite de l'incidence de ce programme sur les taux de persévérance scolaire en première année et les perceptions de l'expérience vécue par les étudiants. Il examine également l'incidence sur les perceptions des mentors et du personnel enseignant quant à l'efficacité du PMFASS.

L'étude s'appuie sur le Classroom Survey of Student Engagement – un outil d'enquête adapté du National Survey of Student Engagement – ainsi que des groupes de discussion, des entrevues et les données de l'Université relatives à la persévérance scolaire. Parmi les participants, il y avait plus de 225 étudiants de première année, 24 étudiants-mentors, 63 anciens mentors de même que cinq enseignants issus des départements d'art dramatique, d'histoire, de science politique, de psychologie et de sociologie. Toutes les données ont été recueillies durant les sessions d'automne et d'hiver de l'année universitaire 2011-2012.

Constatations

D'après l'étude, il existe une relation positive entre le PMFASS et les taux de persévérance scolaire de la première à la deuxième année, compte tenu de comparaisons avec le taux général des inscriptions en première année. Les taux de persévérance scolaire dans les cours visés par le PMFASS étaient constamment supérieurs d'une année examinée à l'autre.

Les données qualitatives recueillies auprès des étudiants, des mentors et du personnel enseignant indiquent que les mentors avaient en général une incidence positive sur l'expérience vécue en classe par les étudiants. Les participants ont fait état d'un environnement d'apprentissage enrichi, assorti d'une participation accrue grâce aux ateliers en groupe dirigés par un mentor. Les trois groupes participants ont souligné une intensification de leurs relations sociales.

Les mentors ont déclaré un sentiment de croissance personnelle, les groupes hebdomadaires de facilitation les aidant à acquérir un éventail de compétences. Plus des trois quarts des anciens mentors ont affirmé avoir souvent ou très souvent utilisé les compétences acquises lorsqu'ils participaient au PMFASS.

Selon les enseignants, le PMFASS a favorisé l'instauration d'un environnement d'apprentissage positif, engageant et innovateur pour les étudiants de première année. Ils ont souligné que les mentors ont eu également une incidence positive sur leurs propres pratiques pédagogiques, ce qui les a amenés à repenser et à modifier leurs techniques d'élaboration et d'évaluation du cours.

Recommandations

Les auteurs recommandent de veiller à ce que les rôles et responsabilités des étudiants-mentors soient bien compris en classe et de mettre en place un dialogue ouvert et propice à l'établissement de relations professionnelles entre enseignants et mentors. Les auteurs préconisent également l'élaboration d'un plan qui invite les départements à s'intéresser au programme de mentorat, à investir dans celui-ci et à y participer.

Au dire des auteurs : « La création d'une communauté où les apprenants peuvent physiquement se réunir pour échanger et interagir à l'abri des distractions est centrale au succès global du programme. Nos constatations portent à croire que le fait d'équiper les mentors des ressources nécessaires et de leur donner des occasions de réunir un groupe d'étudiants pour se concentrer sur une tâche donnée (dans les ateliers p. ex.) peut inspirer la réflexion critique et l'autoréflexion à tous les niveaux. Cela peut également créer un environnement d'apprentissage positif pour les bénéficiaires (les étudiants de première année), les contributeurs (les mentors) et les observateurs (les enseignants). »

Les autres recherches en la matière à l'avenir pourront traiter de l'incidence du PMFASS sur la carrière professionnelle des mentors après l'université, ainsi que des moyens par lesquels les mentors contribuent à intensifier l'unité et les relations au sein d'un département.

D'autres études du COQES ayant pour thème l'apprentissage soutenu par les pairs se sont déroulées à l'Université de Guelph (document en anglais seulement), à l'Université Queen's et à l'Université Carleton.

Les auteurs du rapport Évaluation des effets du Programme de mentorat de la Faculté des arts et des sciences sociales sont Tina Pugliese, Tamsin Bolton, Giavana Jones, Giovanna Roma, Sarah Cipkar et Ryan Rabie, de l'Université de Windsor.

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